Link to:Navigation|Search|Content|Footer



Jeudi 18 octobre, à la FIAC (Foire internationale d’art contemporain), au Grand Palais, Benoit Tiers, directeur Audi France et Jennifer Flay, commissaire générale de l’événement, ont distingué le successeur de Neil Beloufa : Eric Baudelaire.
Rencontre des jurés avec les finalistes 2012, exposition de Neil Beloufa à la Fiac et élection d’Eric Baudelaire : pour voir le film du passage de relais Audi talents awards Art contemporain 2012, cliquez sur le lien en bas de page.
Passage de relais. Sur les hauteurs du Salon d’honneur du Grand Palais, le stand Audi talents awards de la Fiac 2012 consacre le lauréat Art contemporain 2011. Le projet du film au bandana, qui avait valu à Neil Beloufa son prix l’an dernier, est révélé au public dans une installation à l’image de son très déroutant et attachant auteur : brillante et en abîme. Les visiteurs, nombreux, marquent l’arrêt devant les panneaux translucides, l’image diffusée sur un écran TV, réfléchie, un miroir, un dédale à franchir, à l’arrière un autre monde.
A quelques pas de là, sur la scène de l’espace surplombant le grand escalier du Grand Palais, le nouveau lauréat Art contemporain s’avance. Appelé par Benoit Tiers et Jennifer Flay, qui précisent la richesse des candidatures de cette édition 2012 – les projets ont été deux fois plus nombreux qu’en 2011, marquant la notoriété grandissante du concours –, Eric Baudelaire sourit. Joie mêlée de surprise. Le nouveau lauréat salue ses camarades finalistes, Pauline Bastard, Guillaume Linard-Osorio et Marianne Muller, et remercie les jurés pour avoir « donné une chance à ce projet, dont le sujet est sensible et qui n’aurait pas pu exister sans ce prix ».
« Voyage poétique », « conjuguant la grande histoire et l’histoire d’un homme », selon Arabelle Reille, membre du jury qui l’a élu, le projet présenté par Eric Baudelaire, artiste et cinéaste de 39 ans, est effectivement un grand projet. De ceux qui tiennent en haleine, font les fictions et marquent le temps. Au casting : le personnage central, Masao Adachi, scénariste légendaire de la Nouvelle Vague japonaise, assigné à résidence dans son pays depuis sa participation dans les années 1970 au mouvement terroriste de l’Armée rouge japonaise. Un réalisateur : Eric Baudelaire. Deux pays : le Japon et le Liban. Chaque jour, Masao Adachi enverra par fax à Eric une page du scénario à tourner, au Liban.
Quelle histoire racontera la collaboration à distance des deux auteurs ? C’est cette inconnue, en même temps que la gravité des questions en jeu qui, signalait Jennifer Flay, « nous a fait rêver, provoqués, stimulés ». Même enthousiasme pour Emma Lavigne, juré de cette édition aussi : « On adorerait être à côté d’Eric quand il recevra ces fax ! ». « Le projet nous a tous conquis par la force de cette narration libre ». Mathieu Mercier, artiste généreux et reconnu - il a reçu le Prix Marcel Duchamp il y a dix ans – évoquait lui aussi la prise de risque, la richesse en puissance de ce projet qui s’écrira au jour le jour.
Et très rapidement. La réactivité du processus de création est essentielle à l’œuvre, nous a confié Eric Baudelaire. Repérages, tournages cet hier. Tout va aller très vite désormais… Il faudra tenir le rythme. Et nous le suivrons. Bientôt, des nouvelles, ici.