Neil Beloufa : message du Far West
8 août 2012

Neil Beloufa : message du Far West

Nos envoyés spéciaux en Californie sont formels : ça tourne à Los Angeles ! Sur les traces de Neil Beloufa, lauréat Audi talents awards Art contemporain 2011, ils assurent avoir approché l’artiste, son équipe, certains de ses acteurs chapeautés… Et nous livrent quelques indices (en images, en bas de l’article). En attendant l’exposition de son travail d’Amérique, à la FIAC le 18 octobre 2012.

Il y a près d’un an, à la FIAC 2011,
Alexia Fabre (conservateur en chef du MAC/VAL), Jennifer Flay (commissaire générale de la FIAC), Marin Karmitz (collectionneur) et Bertrand Lavier (artiste) prenaient aux mots son invitation au voyage dans le Far West californien, en lui remettant l’Audi talents award Art contemporain. Un aller/retour pour l’aventure au pays des mythes sur pellicule, qui devait permettre à Neil Beloufa de réaliser son projet d’installation vidéo autour de l’icône américaine du bandana rouge.

En l’espèce, nous disait l’artiste de 27 ans, familier des détournements en tous genres,
la confrontation filmée, dans un désert californien, de stéréotypes - ados fans de Bruce Springsteen, gays, membres de gangs, communistes, cowboys…-, tous habitant Los Angeles, tous non-acteurs, arborant, malgré des attachements socio-culturels pour le moins opposés, le même attribut puisé au cœur de la légende américaine : le fameux foulard rouge.

Repérage, casting - dans les rues, sur Internet -, construction des décors :
après plusieurs semaines de préparation, le tournage, assurent nos envoyés spéciaux, aurait commencé début août. Dans la touffeur (40°C à l’ombre) d’un quartier sud de la Cité des anges, un studio de 1 000 m2 abriterait, les 5 décors du film, parmi lesquels un désert, une chambre d’adolescent, un ashram... Quant à l’équipe technique - 15 personnes, Français et Américains -, elle « s’active », nous dit-on, au rythme, « cadencé » d’un Neil Beloufa fidèle à sa réputation d’homme … d’actions.

Les (non)acteurs, eux aussi, sont bien au rendez-vous.
L’incontournable pur-sang, lui non plus, n’a pas fait défaut. Pour les « encadrer », des « bornes fictionnelles » ont été écrites, nous assurent nos deux correspondants. Notre artiste, cependant, expert en franchissement de frontières, n’hésite pas à les déplacer. C’est même la règle du jeu. 5 jours de tournage sont suivis de 2 jours de réflexion pour réviser le scénario, selon les réactions des personnages.

Fiction ? Documentaire ?
Quel sera, au final, la forme de cet objet audiovisuel non identifié venu de Californie ? Quel choc des cultures et des genres imagine Neil Beloufa ? Quelles seront nos réactions à le voir ? Celles des personnages ? Quelles intrigues sont-ils en train de nouer sous le soleil artificiel de ce studio d’Amérique ? Le foulard, entre eux, brûle-t-il ?

Le 18 octobre 2012, on l’attend à la FIAC sous les verrières du Grand Palais, à Paris.
Un stand Audi talents awards a été prévu à cette intention. Sa couleur reste encore indéterminée. Peut-être qu’au blanc de la concorde, Neil Beloufa préfèrera le rouge sang ?


 Moteur, ça tourne !

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