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“Rendre matériel ces choses invisibles qui nous dépassent : les réseaux, le cloud,…“

Dans un monde où notre environnement s’adapte à nos propres comportements, Charlie Aubry s’interroge sur la place de l’intelligence artificielle et la monétisation de nos données.

Diplômé des Beaux-arts de Toulouse, codeur autodidacte et musicien expérimental, l’artiste nous entraîne dans une dystopie qui semble pourtant déjà bien inscrite dans notre présent. L’installation P3.450 cherche en effets à rendre visible un « phénomène incontrôlable » : alimentés chaque seconde par nos actions connectées, des I.A. rendent lisibles et monnayable nos profils, tandis que d’autres machines, dites « esclaves », recherchent en direct des contenus sur internet pour nous solliciter constamment.

Après le succès de la première version monolithe présentée aux Abattoirs à Toulouse l’artiste a voulu développer encore davantage le procédé. P3.450 se transforme ainsi en une véritable architecture, une expérience immersive pour le public qui en devient acteur à son corps défendant.

Grâce à une I.A. autodidacte et des recherches poussées en collaboration avec l’expert Jean-Charles Risch, l’œuvre capte — au-delà de l’âge et du sexe — les conversations, le style vestimentaire et les attitudes des visiteurs. Un contenu vidéo lié en direct à nos présences sur les réseaux sociaux s’ajoute aux îlots formés par de multiples objets de notre quotidien, augmentés par des performances imaginées par l’artiste.