Acquire

“Une allégorie de l’ADN qui propose des nouveaux récits pour relier les vivants. “

L’installation Ce qui tient à un fil, de Marie-Sarah Adenis, nous plonge dans une vertigineuse quête du vivant. À l’heure de l’essor des biotechnologies et de la crise des écosystèmes, elle nous entraîne dans sa passion pour les sciences et la transmission par les formes, alimentées par sa double formation en biologie (ENS) et en design (ENSCI). Partant des réflexions de John Muir (« lorsqu’on tire un fil de la nature, on découvre qu’il est attaché au reste du monde »), elle développe une vision à la croisée de la biologie, de la philosophie et de la sociologie.
Dans son étude de la phylogénie*, Marie-Sarah Adenis convoque les divinités autant que la science pour extraire les secrets de l’ADN qu’elle définit comme un « passeur de mémoire depuis mille milliards de générations ».
Son approche personnelle de la génomique devient ici la matière d’une installation immersive : d’une part La Forêt chromosomique, où le visiteur déambule au milieu de totems chromosomiques suspendus à l’échelle du corps humain, de l’autre Le Jardin des hélices, exploration d’une grande fresque en mouvement dans laquelle le public peut interagir grâce à la réalité virtuelle.
Son approche transdisciplinaire propose une réflexion collective, un rapport renouvelé entre le vivant, les technologies et la société pour « prendre acte collectivement de ce qui nous lie et ce que nous devons protéger ».

*Étude des relations de parenté entre êtres vivants.