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Loi LOM 2026 et flotte automobile : 
le guide complet pour les entreprises

Depuis le 1er janvier 2022, la loi d’orientation des mobilités (LOM) impose à toutes les entreprises de plus de 50 salariés gérant un parc de plus de 100 véhicules d'intégrer une part de véhicules à faibles émissions lors du renouvellement de leur flotte. Ce guide fait le point sur les obligations & les opportunités fiscales.

L'essentiel à retenir

La loi LOM

impose aux entreprises de plus de 50 salariés gérant plus de 100 véhicules d'intégrer une part de véhicules à faibles émissions (VFE) dans leur flotte.

Les quotas

20 % depuis 2024, 40 % en 2027, 70 % en 2030. Un VFE émet moins de 50 g de CO₂/km en cycle WLTP (électrique ou hybride rechargeable).

Sanctions effectives

depuis le 1er mars 2025 : 4 000 € par véhicule manquant en 2026, 5 000 € dès 2027.

42 métropoles appliquent une ZFE-m

depuis janvier 2026 : seuls les véhicules Crit'Air E et 1 circulent sans restriction.

Gamme Audi éligible

toute la gamme e-tron 100 % électrique (Q4 e-tron, Q6 e-tron et A6 e-tron) et les hybrides rechargeables A3 Sportback TFSI e, Q3 e-hybrid, Q3 Sportback e-hybrid, A5 e-hybrid et A5 Avant e-hybrid.

Qui est concerné par la loi LOM ?

La loi LOM ne s'applique pas à toutes les entreprises. Pour être soumise aux obligations de verdissement de flotte, une entreprise doit remplir deux conditions cumulatives :

  • Employeur de plus de 50 salariés
  • Gérer une flotte de plus de 100 véhicules, que ces véhicules soient détenus en propre ou en location

Le parc pris en compte dans le calcul inclut les véhicules gérés par les filiales dont le siège est situé en France, ainsi que ceux gérés par les établissements implantés sur le territoire. Le calcul se fait donc au niveau du groupe. Les loueurs courte durée sont également soumis à cette réglementation.

Des seuils différents pour le secteur public

L'État et ses établissements publics sont concernés dès lors qu'ils disposent d'un parc supérieur à 20 véhicules, avec des quotas de renouvellement plus ambitieux que ceux du secteur privé. Les collectivités territoriales et les entreprises nationales disposent quant à elles de leur propre calendrier d'intégration.

Les quotas de verdissement : obligations chiffrées par année

La loi fixe une trajectoire progressive de renouvellement. À chaque renouvellement de véhicule, une part minimale doit être consacrée à des véhicules à faibles émissions (VFE). Les objectifs augmentent par paliers selon le type de structure.

Pour les entreprises privées (plus de 50 salariés et plus de 100 véhicules) :

 

Table
ÉchéanceQuota minimum de VFE dans les renouvellements
À partir du 1er janvier 202210%
À partir du 1er janvier 202420%
À partir du 1er janvier 202740%
À partir du 1er janvier 203070%

 

 

 

Pour l'État et les établissements publics (plus de 20 véhicules) :

 

Table
ÉchéanceQuota minimum
À partir du 1er janvier 202250%
À partir du 1er janvier 202770%

 

 

 

Pour les collectivités territoriales et entreprises nationales :

 

Table
ÉchéanceQuota minimum
Du 1er janvier 2021 au 31 décembre 202410%
Du 1er janvier 2025 au 31 décembre 202940%
À partir du 1er janvier 203070%

 

Par exemple:

Une entreprise privée qui renouvelle 30 véhicules en 2026 devrait déjà respecter le quota de 20% en vigueur, soit au moins 6 VFE parmi ces 30 renouvellements. Dès 2027, ce chiffre passera à 12 véhicules sur 30.

Que risque une entreprise non conforme ?

Depuis le 1er mars 2025, des pénalités financières sont instaurées et exigibles dès 2026 sur l'exercice 2025.
Les entreprises qui n'électrifient pas leur parc au rythme fixé par la loi LOM doivent s'acquitter d'une taxe annuelle incitative. Cette taxe est déductible fiscalement et se calcule selon la formule suivante :
Taxe = Tarif × Écart avec l'objectif cible × Taux de renouvellement des véhicules très émetteurs
Le montant de la taxe dépend de trois facteurs : 

  • Le tarif annuel (2 000 € en 2025, 4 000 € en 2026, 5 000 € à compter de 2027).
  • L’écart entre l'objectif de VFE et la réalité de la flotte.
  • Volume de véhicules très émetteurs renouvelés sans intégrer de VFE. 

Plus l'entreprise tarde, plus la facture s'alourdit : le tarif augmente chaque année et l'écart avec l'objectif se creuse.

Comment se mettre en conformité avec la loi LOM ?

La mise en conformité avec la loi LOM se planifie sur plusieurs années pour lisser l'investissement et éviter les pénalités.

Auditer sa flotte et définir son plan de renouvellement

Le point de départ d’une bonne gestion de flotte consiste à dresser un état des lieux du parc existant : motorisations, niveaux d'émissions CO₂ WLTP, durées de contrat restantes (leasing pour les professionnels ou crédit-bail auto) et kilométrage annuel. Cet audit permet d'identifier les véhicules les plus émetteurs, ceux à remplacer en priorité, et de chiffrer le nombre de VFE à intégrer chaque année pour respecter les quotas en vigueur.
Les quotas augmentent : 40 % dès 2027, puis 70 % en 2030. Le tarif de pénalité suit la même trajectoire (5 000 € par véhicule manquant à compter de 2027). Étaler les renouvellements permet de lisser les coûts et de bénéficier des évolutions de la gamme et des barèmes fiscaux.

Déclarer sa conformité

La déclaration se fait en ligne sur le site data.gouv.fr. L'entreprise renseigne elle-même les données relatives à sa flotte et à ses renouvellements. Les informations transmises sont ensuite rendues publiques par les services de l'État.
Les conseillers Audi Business sont spécialisés dans l'accompagnement fiscal et la planification du verdissement de flotte. De l'audit initial au choix des modèles, en passant par l'optimisation fiscale, nous vous aidons à construire un plan de renouvellement adapté à votre entreprise.

Les modèles Audi éligibles à la loi LOM

Pour répondre aux quotas de verdissement, Audi propose une gamme complète de véhicules à faibles émissions, aussi bien en 100 % électrique qu'en hybride rechargeable.

La gamme 100 % électrique

Les véhicules électriques Audi émettent 0 g de CO₂/km et bénéficient de l'ensemble des avantages fiscaux : exonération totale de taxes (ex-TVS), plafond d'amortissement à 30 000 €, avantage en nature réduit de 70 % pour les modèles éco-scorés. Chaque véhicule électrique intégré dans la flotte compte à 100 % dans les quotas de verdissement, et jusqu'à 150 % pour les modèles à faible empreinte carbone éco-scorés (coefficient de 1,5 dans le calcul de la taille de la flotte VFE). En savoir plus sur les voitures électriques de société.

La gamme électrique Audi comprend notamment :

Nouvelle Audi Q4 e-tron

Audi Q6 e-tron

Audi A6 Avant e-tron

La gamme hybride rechargeable

Les hybrides rechargeables émettant moins de 50 g de CO₂/km en cycle WLTP sont également comptabilisés comme véhicules à faibles émissions dans les quotas LOM. Pour un usage quotidien en flotte, ces modèles offrent la flexibilité du thermique pour les longs trajets tout en répondant aux obligations réglementaires. Leur recharge électrique s'effectue sur une prise domestique ou une borne dédiée.

La gamme hybride rechargeable Audi comprend notamment :

Audi A3 Sportback TFSI e

Nouvelle Audi Q3 e-hybrid

Audi A5 Avant e-hybrid

Les zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m)

La loi d’orientation des mobilités a rendu obligatoire la création de zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) dans les agglomérations qui dépassent régulièrement les seuils de qualité de l'air. Dans ces périmètres, les véhicules les plus polluants sont progressivement interdits de circulation selon leur vignette Crit'Air.
Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Grenoble, Rouen, Toulouse, Nice, Montpellier, Lille, Bordeaux, Nantes et Rennes figurent parmi les agglomérations concernées. Au total, 42 métropoles appliquent une ZFE-m depuis janvier 2026. La liste complète et les règles de circulation sont consultables sur mieuxrespirerenville.gouv.fr.
Pour les gestionnaires de flotte, l'impact est opérationnel : un véhicule de fonction sans vignette compatible ne peut plus circuler dans ces zones. Les véhicules 100 % électriques (Crit'Air E) et hybrides rechargeables (Crit'Air 1) garantissent un accès sans restriction à l'ensemble des ZFE-m.

Le forfait mobilités durables

La loi LOM a également instauré le forfait mobilités durables (FMD), un dispositif qui permet à l'employeur de prendre en charge les frais de déplacement domicile-travail de ses salariés effectués en mobilités douces : vélo, covoiturage, trottinette, transports en commun ou autopartage de véhicules à faibles émissions.
Ce forfait est exonéré de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu. En 2026, le plafond est fixé à 600 € par an et par salarié, porté à 900 € en cas de cumul avec la prise en charge des abonnements de transport en commun.

Verdissement de flotte et RSE

Le verdissement d'une flotte automobile ne répond pas uniquement à une obligation réglementaire. Il s'inscrit dans une démarche plus large de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Les émissions liées aux véhicules de fonction font partie des postes suivis dans les bilans carbone, et pour les organisations soumises à la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), la transition vers des véhicules à faibles émissions contribue directement à l'amélioration des indicateurs environnementaux déclarés.
Pour aller plus loin, consultez notre guide complet sur le verdissement de flotte automobile.

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